Un écosystème hors norme
Le lagon couvre environ 1 100 km², soit près de trois fois la surface des terres émergées. Sa profondeur moyenne modérée offre des conditions parfaites pour la pénétration de la lumière, favorisant le développement spectaculaire des massifs de coraux et des vastes herbiers marins.
Le récif barrière, long d'environ 140 km, est doublé sur 18 km d'une seconde barrière interne, une configuration observée dans moins de dix sites au monde. Cette ceinture de corail joue le rôle de bouclier naturel : elle protège les littoraux de la violence de la houle océanique, dessine un plan d'eau calme idéal pour la navigation, et abrite une mosaïque d'habitats reliés entre eux : récifs frangeants, mangroves côtières et passes profondes.
Les passes, portes du lagon
Le lagon communique avec l'océan par une douzaine de passes, des ouvertures dans le récif. Ce sont d'anciennes vallées, noyées lorsque le niveau de la mer est remonté après la dernière glaciation. Les courants de marée y sont forts et attirent de nombreux poissons.
La plus connue est la Passe en S (passe de Longogori), à l'est : ce site protégé est réputé chez les plongeurs pour ses tombants, ses gorgones, ses requins de récif et ses tortues.
Une biodiversité marine foisonnante
Le lagon est un véritable sanctuaire pour les mammifères marins. Les dauphins à long bec et les grands dauphins y vivent toute l'année et s'approchent souvent des bateaux d'excursion.
Entre juillet et octobre, les baleines à bosse profitent aussi de la tiédeur de ces eaux protégées pour s'accoupler et donner naissance à leurs baleineaux en toute sécurité, loin des prédateurs du grand large. Le lagon constitue également un site d'alimentation majeur pour les tortues marines.
Photo : l'îlot de sable blanc, Wikimedia Commons
Mangroves et îlots
Au fond des baies de Grande-Terre (Bouéni, Soulou, Chiconi), la mangrove couvre plus de 700 hectares et réunit sept espèces de palétuviers. Elle retient la boue venue des rivières avant qu'elle n'atteigne les coraux, protège le rivage de l'érosion et sert de nourricerie à de nombreux poissons du lagon.
Une trentaine d'îlots parsèment le lagon : les îlots Choizil au nord, entourés de bancs de sable découverts à marée basse ; l'îlot Mtsamboro, connu pour ses orangers ; les îlots Bambo et Bandrélé à l'est ; ou encore l'îlot de sable blanc, banc de sable sans végétation où se reposent les oiseaux marins.
Les activités dans le lagon
Plongée et snorkeling
Les jardins de coraux et la célèbre Passe en S, réputée pour ses tombants et sa faune multicolore, comptent parmi les plus beaux sites de l'océan Indien.
Observation des baleines
De juillet à octobre, les baleines à bosse et leurs baleineaux s'observent dans le lagon, avec des prestataires qui respectent les règles d'approche.
Sortie sur les îlots
Prenez le large en direction de l'îlot de Sable Blanc, des îlots Choizil ou de la réserve naturelle de l'îlot M'Bouzi, trois destinations prisées le week-end.
Randonnée palmée
Nagez calmement au-dessus des herbiers marins pour observer les tortues dans leur milieu naturel, en respectant les règles de bonne conduite : ne pas les toucher ni les poursuivre.
Questions fréquentes
Quelle est la superficie du lagon de Mayotte ?
Le lagon de Mayotte couvre environ 1 100 km² (1 300 km² en incluant le banc de l'Iris), soit près de trois fois la surface des terres émergées. Il est ceinturé par un récif barrière d'environ 140 km.
Quand voir les baleines à bosse à Mayotte ?
Les baleines à bosse sont présentes dans le lagon de juillet à octobre, pour mettre bas et élever leurs baleineaux. Les dauphins et les tortues s'observent toute l'année.
Sources et vérification
- Parc naturel marin de Mayotte